Encadrés par Isabelle Chanal, enseignante, et Julien Travaillé, metteur en scène, treize élèves de seconde ont travaillé sur « Hamlet Machine » de Heiner Müller. Un texte difficile, abrupt, que dix filles et trois garçons se sont coltinés. Tour à tour, les filles jouent Ophélie ? « Je suis Ophélie, la fille à l’overdose ». Les garçons, tour à tour, sont Hamlet. Tous déjà sont bons.

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Les élèves de première, sept filles et quatre garçons, se relaient sous la direction de Frédéric Liénard et Jocelyne Lévy, enseignante. Le metteur en scène a choisi Arthur Schnitzler. Un texte cruel. La femme occupe presque toujours une position subalterne, sous la coupe de l’homme. Les élèves, grâce à Frédéric Liénard, ont maitrisé leurs gestes, exprimé leurs émotions. Les élèves de Terminale, encadrés par Antonia Cano, l’enseignante, et Anne Monfort, metteuse en scène, ont choisi de parler de l’identité, de la mémoire, des femmes, de la guerre, de l’amitié, de la famille et… de l’amour. Ces élèves, ce soir-là, ont joué les extraits qu’ils présenteront au baccalauréat. C’est parfois drôle mais aussi très dur : les auteurs étaient Jean-Luc Lagarce « Juste la fin du monde », Toland Schimmelpfenig « Sabine et Anglika », Roland Fichet « Quoi l’amour », Sarah Kane « Manque » et Wajdi Mouawad « Incendies » et « Assoiffés ».

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Philippe Kientzy © L'Est Républicain.